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Voici les commentaires de dégustation d'Antoine Lebegue auteur du "Dictionnaire pratique du vin et de la dégustation", lors de notre dégustation verticale des vins de la propriété de 1985 à 2008.
Impression générale : Homogénéité de l’ensemble avec des notes aromatiques épicées, une structure équilibrée et une bonne aptitude à la garde. D’une manière générale les cuvées bois sont plus complexes sur le plan aromatique mais un peu moins harmonieuses que la cuvée principale.
Rosé 2008 : Robe discrète, limpide et brillante. Bouquet agréablement fruité avec des notes de framboise. Au palais on retrouve le côté frais et fruité. Bien construit, il fait preuve d’une jolie persistance. C’est un vin d’été qui se mariera bien avec des charcuteries et du saumon.
Rouge 2008 : Robe pas très foncée mais avec un liseré violet qui montre sa jeunesse. Fins arômes de fruits rouges Structure ronde et légère avec une petite pointe d’acidité et une note tannique en finale. Il faudra l’attendre 2 ou 3 ans.
Rouge 2007 : Jolie couleur rouge violet pas très foncée. Bouquet discrètement fruité. Illisible. Bonne structure tannique, encore un peu dure en finale mais avec une bonne persistance et une matière supérieure à celle du 2008.
Rouge 2006 vin de table : Robe rouge cerise brillante. Bouquet fruité avec un peu de pruneau. Plaisante structure ronde avec une finale épicée. Il peut être servi sans attendre sur une grillade.
Rouge 2006 : Robe rouge foncée ; liseré légèrement tuilé. Bonne complexité aromatique. Attaque et structure rondes. Plus tannique ensuite, notamment en finale. Bonne persistance. A attendre 2 ou 3 ans et à servir sur une viande blanche ou une sauce un peu crémeuse.
Rouge 2006 saphyre : Couleur foncée. Bouquet plus complexe que la cuvée principale avec des notes de fruits jaunes. Bonne structure tannique . A attendre 4 ans, voire 5.
Rouge 2005 : Robe cerise foncée à liseré violet avec assez de gras. Bouquet d’une bonne complexité avec une dominante de fruits rouges. Structure ronde avec des tanins bien enrobés. Fraîcheur en finale. A attendre.
Rouge 2005 saphyre : Robe très foncée (plus que la cuvée normale) ; bon gras. Bouquet riche et expressif avec une note bien marquée de cuir (marque du cépage merlot). Au palais des tanins ronds, bien soutenus par le bois. L’ensemble est bien équilibré et attendre 3 ou 4 ans Se plaira sur du canard (aiguillettes, magret ou canard aux olives.)
Rouge 2004 : Robe légère. Arômes marqués de bonbon anglais. Vin plaisant, à boire maintenant : vin d’été à servir en entrée ou pour un dîner.
Rouge 2003 : Robe foncée mais déjà un peu brune. Arômes de cuir et de pruneau ou plutôt pruneauté. Le palais est chaud avec une note minérale.
A boire maintenant sur des sauces épicées ou des fromages. Mais plus délicat.
Rouge 2003 saphyre : Robe plus claire que la cuvée normale. Bouquet moins complexe, avec une dominante de pruneau. Au palais un côté plus sucré ; plus sec en finale.
Moins complexe et harmonieux que la cuvée principale.
Rouge 2002 : La robe est claire et limpide, mais avec un liseré tuilé caractéristique. Le bouquet de vieillissement est déjà là avec des notes de champignons et de pruneau. A boire rapidement, par exemple sur un foie gras chaud.
Rouge 2001 : Bonne couleur mais pas très foncée et légèrement tuilée. Bouquet assez expressif et élégant. Tanins fins et bien enrobés. Bonne persistance. A boire ou à garder.
Rouge 2001 saphyre : Couleur plus soutenue que la cuvée normale. Bouquet plus complexe mais moins élégant. Très rond, mais moins fin et plus linéaire que la cuvée normale. Au total un peu décevant et à boire.
Rouge 2000 : Bonne couleur. Bouquet assez discret et pas très complexe. Finale un peu sèche, mais ensemble agréable par sa rondeur. A boire.
Rouge 2000 saphyre : Robe très foncée. Sur le plan aromatique et structure plus riche et complexe que la cuvée ordinaire ; mais à boire quand même. Au total, le 2000 est moins intéressant que le 2001.
Rouge 1999 : Robe ayant encore une bonne tenue. Bonne complexité du bouquet. Bonne structure, ronde avec une matière bien enrobée. A boire maintenant mais a très bien évolué. Jolie surprise.
Rouge 1999 saphyre : Confirme l’impression faite par la cuvée principale. Avec de la rondeur, une bonne présence tannique et de la longueur. A boire mais peut être gardée (pas très longtemps).
Rouge 1998 : Robe déjà brune. Bouquet pas très expressif. Palais assez plat. A boire vite ou à oublier.
Rouge 1996 : Robe tuilée. Bouquet usé. Sévère et agressif en finale. A oublier.
Rouge 1995 : Couleur encore assez foncée. Arômes tertiaires de vieillissement. Structure ronde avec une bonne consistance. A bien tenu ; à boire sur une viande rouge ou blanche.
Rouge 1990 : Robe tuilée et dépôt. Bouquet un peu métallique. Palais encore assez équilibré sans grande expression.
Rouge 1988 : Robe tuilée. Encore une certaine présence tannique mais manque d’harmonie. A oublier.
Rouge 1986 : Robe tuilée mais assez de gras. Bouquet de vieillissement (pruneau). Bonne tenue au palais et une certaine persistance. A nettement dépassé son apogée mais peut encore être servi.
Rouge 1985 : Dilué et sec, à oublier.
Au total la dégustation confirme que le potentiel de garde est réel : certains millésimes sont toujours intéressants au bout de 10 à 12 ans, notamment le 1999, assez étonnant. Mais il faudrait comparer avec la dégustation d’il y a cinq ans pour voir quand ils sont réellement à leur apogée. Par ailleurs la dégustation ne laisse pas sur le même souvenir que la dernière ; sans doute parce les millésimes de la très belle décennie des années 1980 étaient encore intéressants. Les décennies 90 et 2000 sont très nettement en dessous. Mais là ce n’est pas propre à Font Vidal et ce n’est pas une surprise.
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